ICARE N°241, ALEXANDRE LAFFONT CHEF-PILOTE DES ANTOINETTE


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ICARE N°241, ALEXANDRE LAFFONT CHEF-PILOTE DES ANTOINETTE

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ICARE N°241, ALEXANDRE LAFFONT CHEF-PILOTE DES ANTOINETTE

Mâcon, des hydravions sur la route des Indes

La ligne du bout du monde Wallis-Futuna-Wallis

Dans les toutes premières années du XXème siècle, des visionnaires à l'imagination débordante s'ingénièrent à concevoir d'innombrables formules de machines volantes que d'intrépides jeunes pilotes, attirés par la gloire et les retombées financières, eurent à cœur d'essayer.

Bien que dans les premiers temps les risques furent quelque peu atténués par les faibles hauteurs et vitesses atteintes, ils furent néanmoins permanents, les sauts de puce et autres envols se terminant bien souvent en casses de matériel et en pertes humaines. On dénombra ainsi pendant la seule année 1910 pas moins de trente trois victimes de cet engouement pour les choses de l'air.

Parmi celles-ci, Alexandre Laffont, entraînant dans sa chute son passager, perdit la vie sur le champ de manœuvres d'Issy-lès-Moulineaux lors de sa participation à la course Paris-Bruxelles-Paris. Leur accident aérien eut d'ailleurs la particularité d'avoir été le premier au monde à avoir été filmé.
Ce pilote fut auparavant très impliqué dans les débuts de l'écolage sur monoplan Antoinette mis au point par la firme du célèbre Léon Levavasseur. C'est également à Laffont que l'on doit la mise au point du « simulateur-tonneau », un des tout premiers outils destinés à transmettre les premières sensations attendant les apprentis pilotes, outil dont le côté rudimentaire peut maintenant nous faire sourire.

 

Icare vous évoque également dans ce numéro une facette largement restée méconnue des lignes aériennes de la Compagnie Imperial Airways.


L'étendue de l'empire britannique nécessitant naturellement des liaisons régulières et rapides avec le gouvernement central, en premier lieu pour l’acheminement du courrier, l'aviation s'est rapidement substituée aux liaisons maritimes durant les années trente. Pendant presque deux années jusqu'à la déclaration de guerre, la ville de Mâcon constitua ainsi une escale régulière pour les hydravions Short « Empire » assurant la ligne vers l'Australie et l'Afrique du Sud.
 

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